Bienvenue !

"Les points sur les i", petit blog péda(nt)gogique lié à mon métier de prof de français. En 2021, j'attaque ma 22ème rentrée : la huitième dans la Manche, après neuf ans dans les Ardennes et plusieurs années en lycée et collège aux alentours de Dieppe. Cette interface est un lieu pour proposer des éléments (plus ou moins) en rapport avec les cours que j'inflige à mes élèves : cahiers de textes, documents complémentaires, billets d'humeur et partages de mes lectures personnelles... Bonne visite !

Orientation / mise à jour

Bon, je mets à jour mon post sur l'orientation. Merci de lire très attentivement ces informations et, si nécessaire, de me signaler toute incohérence dans les dates. j'ai lu et relu mais certains détails m'ont peut-être échappé.

Ce vendredi, je vous remettrai les brochures Onisep, version papier. Pour mémoire, les liens vers la version pdf sont ici et ici.

Demain, vendredi, je vous remettrai une feuille blanche qu'on appelle fiche-navette ou, encore, feuille de liaison. Il s'agit d'une feuille qui reprend grosso modo vos voeux d'orientation comme sur la feuille rose. Sauf que la feuille blanche restera dans les archives du collège. Elle est en quelque sorte disjointe de la procédure d'orientation.Cette feuille sera à me rendre le jeudi 19 mai. Elle ne vous engage pas définitivement mais permet à Dominique de préparer la saisie informatique de vos voeux définitifs tels que vous les remplirez sur la feuille rose.

Je vous invite, à titre de brouillon, à me rendre ce document pdf (qui reprend la page 3 de la feuille rose) complété que j'étudierai ce WE afin de vous le rendre la semaine prochaine. Après quoi, vous pourrez compléter la fiche-navette pour me la rendre le 19.

Lundi 23, je vous distribuerai les feuilles roses qu'il faudra compléter définitivement. Entre-temps, j'aurai décortiqué les voeux de la feuille-navette afin que vous puissiez remplir la feuille rose de la manière la plus judicieuse possible. La feuille rose sera à rendre le vendredi 27 mai.


Dès vendredi, si certains élèves font des demandes spécifiques, il faudra me le dire :
* Tennis de table (à Bazin, de mémoire). Il y a un dossier spécifique à rendre. [à rendre le 27/05, dernier délai]
* Enseignements artistiques : arts plastiques, musique, théâtre (Chanzy et Sévigné, de mémoire). Là encore, dossiers spécifiques avec demande motivée de l'élève et avis des enseignants. C'est nouveau. J'imagine que c'est pour éviter l'engorgement sur Charleville. Je trouve le principe contestable mais ce n'est pas le lieu pour en discuter. [à rendre le 31/05, dernier délai]
* Dérogation. Pour toute dérogation, il y a une demande précise à effectuer. Vous êtes concernés à partir du moment où vous souhaitez suivre un enseignement à Schtroumphville alors que cet enseignement est proposé à Givet ou Revin. Par exemple, l'an dernier, l'enseignement ISI était proposé à Revin et à Charleville. Pour le suivre à Charleville, il fallait une dérogation car l'affectation était prioritairement sur Revin. Pour une dérogation, pas de motifs farfelus, en gros, sont recevables les motifs de déménagement (à justifier) ou de fratrie (un frère ou une soeur scolarisé dans l'établissement que vous souhaitez intégrer) A ma grande surprise, ces motifs n'ont pas tous été reçus l'an dernier. Donc, vigilance. [à rendre le 20/05, dernier délai]



Récapitulatif mai


Fiche "brouillon" : ce vendredi ou tout début de semaine [facultatif]
Fiche-navette : distribuée le vendredi 6, à rendre le jeudi 19
* Dérogation : à rendre le vendredi 20
Fiche rose : distribuée le lundi 23, à rendre le vendredi 27
* Tennis de table : à rendre le vendredi 27
* Fiche enseignements artistiques : à rendre le mardi 31


Pour les tests "euro", les voeux pourront être "retouchés" en fonction des résultats jusqu'au 6 juin. Idem, a priori, pour les élèves postulant à des sections sportives. Autrement dit, avec toutes les précautions d'usage, les élèves concernés auront connaissance de leur admission ou non (ou de leur rang de classement) dans ces sections avant l'ultime finalisation des voeux, ce qui leur permettra bien évidemment de procéder à un agencement judicieux de leurs voeux, autrement que de manière "aveugle".

Récapitulatif juin


Arrêt des notes : lundi 6 au matin (donc, dans les faits, avec le "pont" du WE de l'Ascension, ce sera le mercredi 1er juin)
Lundi de Pentecôte non travaillé, collège fermé : 13 juin
Conseils de classe des troisièmes : mardi 14
Commission d'appel en cas de litige : mercredi 23
Brevet : mardi 28 et mercredi 29
Notifications d'affectation aux familles : enveloppe remise à l'issue de la dernière épreuve du Brevet mercredi 29

Suite aux affectations, je rappelle que la démarche des inscriptions incombe à la famille de l'élève. Cela vient dans les jours qui suivent, fin juin, début juillet, donc. Je rappelle par ailleurs que ce n'est pas le conseil de classe qui décide l'affectation de l'élève. Le conseil décide le passage ou non mais n'a aucune main sur la prise en compte des voeux qui est une procédure Internet gérée au niveau de l'Académie.

Etant donné l'importance de ces documents, afin de ne pas les perdre, afin d'éviter toute méprise, ils doivent être rendus UNIQUEMENT à MOI-MEME, en MAINS PROPRES. Rien au secrétariat, rien dans mon casier. UNIQUEMENT à MOI-MEME.


Je me tiens à votre disposition. n'hésitez pas à me questionner. Je vous invite à consulter quotidiennement ce blog sur lequel je posterai toute info complémentaire si nécessaire. Je vous rappelle qu'il est impératif de respecter les échéances. Je suis là pour vous aider, vous guider. Mais je ne suis pas dans votre cerveau pour prendre les décisions à votre place ou vous faire penser à ramener les papiers à temps.


Séb RIO

Sortie du 10

Je vous rappelle, ainsi que je l'ai redit aujourd'hui, que seuls les élèves munis de leur carnet de liaison pourront accéder au site de l'abbaye de Clairvaux - inutile de râler, ce n'est pas moi qui décide !

En conséquence, je ramasserai touts les carnets de chacun d'entre vous lundi 9 sans faute.

Yellow eyes...

Dernière lecture avant une pause salvatrice pour cause de marathon de corrections de Brevet Blanc...


Donc, bouquin découvert sur un forum... Une histoire assez surréaliste. Joséphine, quittée par son mari qui est parti avec sa maîtresse ouvrir un parc à crocodiles en Afrique, doit gérer ses deux filles, sa soeur, sa mère, son gendre, ses recherches à la bibliothèque, le roman qu'elle écrit comme "nègre" pour sa soeur, des amours inégales, le riche mari de sa mère qui trompe son épouse, sa voisine qui a un lourd secret, une autre voisine genre cas social, etc.


L'idée n'est pas mauvaise. L'essentiel repose sur les personnages et sur des situations assez délirantes... Quelques longueurs. J'ai bien aimé. Sans faire dans le machisme primaire, je pense que c'est d'abord un bouquin pour femmes.


"— Mais qu’est ce que tu as depuis hier ? Tu es odieuse ! J’ai l’impression que tu me détestes, qu’est-ce que je t’ai fait ?

— Tu m’as fait que mon père s’est cassé parce que tu es moche et chiante et qu’il est hors de question que je me mette à te ressembler. Et que pour ça, je suis prête à tout y compris à faire la belle et la soumise devant Henriette pour qu’elle nous file de l’argent."

"Si les parents ne savent pas se tenir, que peut-on attendre des enfants ? »"

" Il y a des gens dont le regard vous améliore. C’est très rare, mais quand on les rencontre, il ne faut pas les laisser passer. "

"— J’ai l’impression d’être un grand entonnoir, j’écoute tout, je ramasse les anecdotes, les petits détails de la vie et je les reverse dans le livre. Je ne serai plus jamais la même après ce livre. Je change, Shirley, je change beaucoup, même si ça ne se voit pas !

— Tu découvres la vie en racontant cette histoire ; elle t’entraîne vers des terrains où tu ne serais jamais allée…"

"Des crocodiles ménopausées ! Et avec ça, il fallait qu’il fasse exploser la natalité ! L’usine avait ralenti sa fabrication de maroquinerie et le taux de remplissage des conserves avait été divisé par deux. Si ça se trouve, ce qui va marcher, c’est l’industrialisation des antibiotiques, mais là, je n’ai pas de contrat. Je suis marron ! Saloperies de reptiles !"

"Ma fille qui ne respecte ni l’amour, ni la tendresse, ni la générosité, ma fille qui aborde la vie un couteau entre les dents me fait un cadeau que personne ne m’a jamais fait : elle me regarde, elle me soupèse et elle me dit vas-y, reprends ton nom, écris, tu peux le faire ! Tiens-toi droite et fonce ! Si ça se trouve, bégaya Joséphine, elle m’aime, elle m’aime. À sa façon mais elle m’aime…"

Drogues...

Bouquin impressionnant, qui date déjà. Qualité documentaire... Que l'on lit plus pour le fond que pour la forme.






"Il me semble souvent que je suis une étrangère dans ma propre famille, que je l’observe de l’extérieur. Comment peut-on être aussi sauvage quand on appartient à un milieu aussi grégaire, amical, élastique ?"

"Tous les professeurs sans exception que j’ai en ce moment sont des imbéciles et des casse-pieds. J’ai lu un jour qu’une personne a de la chance d’avoir dans sa vie deux bons professeurs, qui la stimulent et qui donnent un sens à sa vie. Je suppose que j’ai eu ces deux-là au jardin d’enfants !"

"Depuis deux jours, j’essaye de me persuader qu’en prenant du L.S.D. je suis devenue une « camée » et toutes ces choses vulgaires, sales, méprisables que l’on entend dire des gosses qui prennent du L.S.D. et d’autres drogues, mais je suis si, si, si curieuse que j’ai hâte d’essayer l’herbe, rien qu’une fois, je le promets ! Il faut vraiment que je sache si c’est réellement ce qu’on en dit ! Tout ce que j’ai lu au sujet du L.S.D. a été manifestement écrit par des gens qui ne savaient pas de quoi ils parlaient ; la marie-jeanne, c’est peut-être pareil. "

"Zut, zut, zut et rezut ! J’ai recommencé. Je ne sais pas si je dois pousser des cris de joie ou me couvrir la tête de cendres et m’habiller d’un sac ou je ne sais quoi. Tous ceux qui prétendent qu’il n’y a pas d’accoutumance si on prend de l’herbe ou de l’acide sont des foutus ignorants imbéciles ! Je me défonce avec ces trucs-là depuis le 10 juillet, et chaque fois que j’ai laissé tomber j’ai cru mourir de peur à la pensée de tout ce qui peut ressembler à la drogue. Et comme une idiote je croyais que je pouvais en prendre et laisser tomber aussi sec !

Tous les gosses stupides qui se figurent qu’ils peuvent simplement s’amuser à y goûter n’existent en réalité que d’une prise à une autre. Quand on a commencé, il n’y a plus de vie possible sans drogue, mais c’est une existence dégueulasse d’esclave. Et pourtant je suis ravie d’y retourner. Heureuse ! Heureuse ! "

"Le speed m’a fait un peu peur, au début, parce que Bill devait me l’injecter dans le bras. Je me rappelais comme j’avais eu horreur des piqûres à la clinique, mais ça c’est différent, et j’ai hâte, hâte, hâte d’essayer encore une fois. J’ai dansé comme jamais je n’aurais pensé en être capable, je ne reconnaissais plus du tout la pauvre petite complexée minable que je suis ! J’étais bien, heureuse, libre, abandonnée, un être différent et amélioré, dans un monde plus beau, plus parfait. C’était dingue ! C’était beau ! Vraiment fantastique !"

"Enfin, hier soir, j’ai fumé de l’herbe et c’était encore plus fantass que j’aurais cru ! "

"L’emmerdement, c’est qu’on n’a pas de fric, alors Chris et moi on a dû se mettre à fourguer de l’herbe. Naturellement, nous n’en vendons qu’aux mômes qui se cament régulièrement et qui l’achèteraient à quelqu’un d’autre si nous n’étions pas là."

"Les gosses du lycée c’est une chose, mais aujourd’hui j’ai vendu dix plaquettes de L.S.D. à un petit môme de l’école primaire qui n’avait pas même neuf ans. Je sais qu’il doit les fourguer, mais ces gosses sont tout de même trop jeunes ! Je suis tellement écœurée à la pensée que des enfants de dix ans se défoncent que je n’irai plus, je le promets !"

"Oh ! papa, ce que j’ai pu être idiote et naïve ! Mais c’est fini. Jamais, jamais plus, en aucun cas, je ne tâterai de la drogue. C’est l’unique cause du pétrin dans lequel je suis à présent, et je voudrais, de tout mon cœur et de toute mon âme, ne jamais en avoir entendu parler. "

"Nous n’étions que quatre, et Shelia et Rod, son copain du moment, nous ont fait tâter de l’héroïne. Au début, nous avions un peu peur, mais ils nous ont persuadées que toutes les histoires horribles qui circulent ne sont qu’autant de mensonges et de mythes américains… ah ! Pourtant, je suppose que j’étais assez excitée, et je dois dire qu’en les voyant préparer les doses j’étais impatiente de savoir. La horse est une sensation fantastique, différente de tout le reste. Je me suis sentie toute molle, ensommeillée, merveilleusement légère comme si je flottais au-dessus de la réalité de tous les jours, très haut dans l’espace. Mais juste avant d’être trop défoncée pour savoir ce qui se passait j’ai vu Shelia et cette espèce d’ordure avec qui elle est qui changeaient de parcours et partaient au speed. Je me souviens que sur le moment je me suis demandé pourquoi ils s’énervaient alors qu’ils nous avaient si merveilleusement endormies, et c’est seulement après, bien plus tard, que j’ai compris que chacun à leur tour ces enfants de salauds nous avaient violées, et traitées brutalement comme des sadiques. Ils avaient tout prévu, tout prémédité, les foutues ordures de merde."

"Je me sentais terriblement seule, j’ai le cœur brisé, je déteste ce genre de vie et tout ce qu’elle représente, j’ai l’impression que je me gaspille. Je veux rentrer chez moi, retrouver ma famille, mon école. "

"L’adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à de petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. "

"je crois que demain je vais aller faire comme eux et mendier assez d’oseille pour bouffer et nous payer une dose. Doris et moi, nous en avons foutrement besoin."

"Ah ! si seulement je trouvais une dose ! J’en ai besoin à crier, j’ai envie de hurler et de me taper la tête contre les murs et de grimper aux rideaux. "

" Je dois être quelqu’un d’autre. Je n’arrive pas à croire qu’une chose pareille m’est vraiment arrivée. La fenêtre est couverte d’un grillage de gros fil de fer je suppose que c’est mieux que des barreaux mais je devine quand même que je suis dans une espèce de prison-hôpital."

"Maintenant, ils vont m’envoyer chez les dingues où je serai probablement à ma place. Papa dit que je n’y resterais sans doute pas longtemps et il va immédiatement s’occuper de me faire relâcher pour me confier à un bon psychiatre."

"Ça paraît incroyable que la première fois de ma vie que je me suis droguée et la dernière fois, qui m’a conduite à l’asile de fous, c’était à mon insu. Mais personne ne pourra jamais croire qu’on puisse être aussi bête. J’ai du mal à le croire moi-même, et pourtant je sais que c’est vrai."

"Ah ! cher journal, je suis si reconnaissante ! Comme je suis heureuse de t’avoir, parce qu’il n’y a rien, absolument rien à faire dans cette cage d’animaux et tout le monde est si dingue que je ne sais pas comment je pourrais vivre sans toi."

"Je me disais toujours que lorsque j’aurais rempli toutes tes pages j’entamerais un autre cahier, et que je tiendrais un journal de ma vie. Mais je ne crois pas que je le ferai. Les journaux intimes, c’est très bien quand on est jeune. Je dois te dire que tu m’as sauvé la vie cent, mille, un million de fois. Tu m’as empêchée de devenir folle. Mais je pense que lorsqu’une personne devient plus âgée elle doit pouvoir discuter de ses problèmes et de ses pensées avec d’autres personnes, au lieu de se parler à elle-même ou à une partie d’elle-même comme toi. Tu ne le penses pas ? Si, je l’espère, car tu es mon plus cher ami et je te remercierai éternellement d’avoir partagé mes peines et mes larmes et mes luttes et mes malheurs ainsi que mes joies et mes bonheurs."

Du Pennac, en moins bien...

La famille d'Alphonse part en vacances. Alphonse, c'est le Papa. Il a deux enfants, un peu loosers sur les bords, qui filment tout et n'importe quoi, à commencer par un cadavre croisé dans les toilettes d'une aire d'autoroute. Il y a sa femme, la mère de sa femme, très attirée par les hommes, qui se trimbale en caravane et qui collectionne les meurtres dans ladite caravane et tombe sous la coupe d'un serial-killer évadé de taule... Bref, un bon délire à venir, plein de truculence, à la Pennac...

Mais le récit vire ponctuellement au vulgaire et il manque la subtilité d'un Pennac... Dommage, vraiment dommage...

J'espère vous confirmer très prochainement la venue de M. Dahoux, ancien président du Souvenir français, et de M. François, ancien Résistant membre des FFI qui a combattu dans le secteur de Givet.

A priori, la venue est prévue vendredi 13 de 10 heures à midi.

Simulation orientation

Conformément à ce que j'ai évoqué ce matin, je propose aux élèves (et aux familles) de me rendre une simulation des voeux afin que j'en évalue la viabilité. Cela me permettra aussi d'avoir une petite idée des principales tendances. Cela n'engage à rien. C'est juste un "plus" pour guider les familles.

Démarche à suivre :
>> Imprimer le pdf ici.
>> Le remplir lisiblement.
>> Préciser le nom.
>> Me le rendre d'ici lundi 9.