Bonsoir à vous,
Comme promis, je vous mets le diaporama en lien via Google Docs. Il est en principe consultable sur n'importe quel ordinateur même si la conversion affecte un peu la mise en page.
>> Diaporama réalisé par Mlles Rémy et Verlaine <<
Mlle Rémy et Mlle Verlaine se tiennent à votre disposition pour toute information complémentaire.
Pour information, j'essaierai, durant le voyage, de vous donner des nouvelles sur ce blog. Je vais prendre une option "International" avec débit de données Web pour essayer d'ajouter des photos. A ce sujet, puisqu'il en a été question ce soir, lors de la réunion, je vous conseille fortement de vous renseigner auprès de votre opérateur si votre enfant dispose d'un GSM car les tarifs de ces options "International"semblent assez avantageux.
Pour SFR (je suis client SFR et mes recherches se sont réduites à cet opérateur mais j'imagine que cela doit être assez similaire chez les concurrents) : http://www.sfr.fr/telephonie-mobile/services-options/international/depuis-etranger/abonnes/sfr-pack-sejour/
Je vous rappelle que, pour les communications fixe / fixe, l'indicatif est le 0044 (à la place du 0 initial du numéro d'origine) pour appeler le Royaume-Uni. C'est le 0033 pour appeler la France depuis le Royaume-Uni.
Pour être avoir vérifié l'info sur des sites comme Télénet ou Mobistar, l'appel vers un GSM requiert apparemment généralement l'utilisation de ces mêmes indicatifs. Si cela fonctionne sans l'indicatif, tant mieux. Sinon, pensez à utiliser le 0033 ou le 0044, selon le besoin.
S. RIO
Bienvenue !
"Les points sur les i", petit blog péda(nt)gogique lié à mon métier de prof de français. En 2021, j'attaque ma 22ème rentrée : la huitième dans la Manche, après neuf ans dans les Ardennes et plusieurs années en lycée et collège aux alentours de Dieppe. Cette interface est un lieu pour proposer des éléments (plus ou moins) en rapport avec les cours que j'inflige à mes élèves : cahiers de textes, documents complémentaires, billets d'humeur et partages de mes lectures personnelles... Bonne visite !
Lectures en vrac
J'ai beaucoup lu ces derniers temps... Pas uniquement pour le loisir. Je cogite mes progressions pour l'an prochain et je lis et relis quelques oeuvres pour ajuster mes choix.
Pour les sixièmes, j'ai lu avec plaisir La grammaire est une chanson douce, d'Erik Orsenna... C'est une idée intéressante.
Pour les troisièmes, gros travail de composition pour ma progression car les programmes sont nouveaux à la rentrée prochaine.
J'ai lu Albert Londres : L'homme qui s'évada. Cela colle bien au programme pour l'écrit comme miroir de la société. Pour moi, ça me permet de coller à ma thématique sur la justice avec le bagne.
J'ai lu du Daeninckx : un roman vraiment bien fichu mais qui sera malheureusement compliqué pour les troisièmes. Il s'agit d'Itinéraire d'un salaud ordinaire. Très bon bouquin qui revisite l'Histoire de France (depuis 1940 jusqu'à Giscard) à travers le destin d'un flic sans scrupule, qui retourne sa veste à temps, par exemple, au moment de l'épuration. Toujours de Daeninckx, j'ai fini hier Cannibale, sorte de conte moraliste très bien foutu, autour de l'exposition coloniale de 1931. Daeninckx, il écrit bien. Sans chichi, avec une sorte de poésie simple et naturelle, c'est le pro de la personnification et de la métaphore : j'aime ! Je lis en ce moment un recueil de nouvelles que j'ai finalement retenu pour une séquence-bilan en fin d'année : Le dernier guérillero, une suite de nouvelles qui revisite le XXè siècle, depuis la Grande Guerre.
De manière parallèle, j'ai enfin lu La fabrique du crétin de Brighelli, un auteur qui tente de disséquer, en gros, les raisons de la médiocrité de notre système éducatif. L'auteur est prof, prof de français de surcroît. J'adhère à tout ce qu'il écrit sur l'apprentissage de la lecture. Malheureusement, sa soupe se met au service d'une idéologie contestable, voire hallucinante : on chercherait à crétiniser les gens pour les empêcher de se révolter... Mouais, bof... Il se pose en donneur de leçons, Brighelli, lui qui a pourtant bien fait son beurre en s'accommodant du système décrié (et que je participe à l'élaboration des programmes, et que je fais dans le manuel scolaire, et que je suis juré au CAPES)
Tout est simple, selon lui : il faut revenir aux bases... Pour les problèmes des gosses, les assistants sociaux sont là, ce n'est plus le boulot du prof. En effet mais c'est malheureusement devenu une partie de notre boulot... Youpi, on va bosser à Vireux comme à Henri IV, génial !!! Selon moi, il part d'un postulat absolument faux, qu'il répète à qui mieux-mieux : l'élève désire apprendre lorsqu'il vient en classe. Principe de base très contestable, à mon avis. Il défend aussi la connaissance par l'élève d'une littérature exhaustive, faut lire les textes en entier, ne pas simplifier : comment faire avec des élèves qui, dans leur immense majorité, ne savent pas lire correctement ? Ce que je trouve dérangeant, c'est qu'un lecteur extérieur à ce si beau monde de l'Education Nationale, prendra tout cela pour argent comptant alors que tout cela est loin d'être toujours crédible... Il fustige les sorties pédagogiques qu'il montre sous un jour absolument caricatural : personnellement, je suis intimement persuadé de l'intérêt d'une sortie pédagogique. Mais tout ce qui est avancé sur la mise au rabais des examens qui entérine la baisse du niveau sonne complètement juste...
Pour les sixièmes, j'ai lu avec plaisir La grammaire est une chanson douce, d'Erik Orsenna... C'est une idée intéressante.
Pour les troisièmes, gros travail de composition pour ma progression car les programmes sont nouveaux à la rentrée prochaine.
J'ai lu Albert Londres : L'homme qui s'évada. Cela colle bien au programme pour l'écrit comme miroir de la société. Pour moi, ça me permet de coller à ma thématique sur la justice avec le bagne.
J'ai lu du Daeninckx : un roman vraiment bien fichu mais qui sera malheureusement compliqué pour les troisièmes. Il s'agit d'Itinéraire d'un salaud ordinaire. Très bon bouquin qui revisite l'Histoire de France (depuis 1940 jusqu'à Giscard) à travers le destin d'un flic sans scrupule, qui retourne sa veste à temps, par exemple, au moment de l'épuration. Toujours de Daeninckx, j'ai fini hier Cannibale, sorte de conte moraliste très bien foutu, autour de l'exposition coloniale de 1931. Daeninckx, il écrit bien. Sans chichi, avec une sorte de poésie simple et naturelle, c'est le pro de la personnification et de la métaphore : j'aime ! Je lis en ce moment un recueil de nouvelles que j'ai finalement retenu pour une séquence-bilan en fin d'année : Le dernier guérillero, une suite de nouvelles qui revisite le XXè siècle, depuis la Grande Guerre.
Tout est simple, selon lui : il faut revenir aux bases... Pour les problèmes des gosses, les assistants sociaux sont là, ce n'est plus le boulot du prof. En effet mais c'est malheureusement devenu une partie de notre boulot... Youpi, on va bosser à Vireux comme à Henri IV, génial !!! Selon moi, il part d'un postulat absolument faux, qu'il répète à qui mieux-mieux : l'élève désire apprendre lorsqu'il vient en classe. Principe de base très contestable, à mon avis. Il défend aussi la connaissance par l'élève d'une littérature exhaustive, faut lire les textes en entier, ne pas simplifier : comment faire avec des élèves qui, dans leur immense majorité, ne savent pas lire correctement ? Ce que je trouve dérangeant, c'est qu'un lecteur extérieur à ce si beau monde de l'Education Nationale, prendra tout cela pour argent comptant alors que tout cela est loin d'être toujours crédible... Il fustige les sorties pédagogiques qu'il montre sous un jour absolument caricatural : personnellement, je suis intimement persuadé de l'intérêt d'une sortie pédagogique. Mais tout ce qui est avancé sur la mise au rabais des examens qui entérine la baisse du niveau sonne complètement juste...
Racisme...
Ce matin, avec mes classes, j'ai corrigé un exercice dont une phrase était très malvenue. Il s'agissait de compléter un élément manquant par une comparaison. Quelque chose comme "les explorateurs considéraient les indigènes comme des ..."
L'occasion d'évoquer le racisme et l'énorme intelligence des gentils colonisateurs certainement très intelligents à force d'être blancs, c'est bien la moindre des choses...........................................
J'ai évoqué cette nouvelle de Didier DAENINCKX : Le Reflet.
On peut la lire ici : http://lelivrescolaire.fr/4214/2_Didier_Daeninckx_Le_Reflet.html
L'occasion d'évoquer le racisme et l'énorme intelligence des gentils colonisateurs certainement très intelligents à force d'être blancs, c'est bien la moindre des choses...........................................
J'ai évoqué cette nouvelle de Didier DAENINCKX : Le Reflet.
On peut la lire ici : http://lelivrescolaire.fr/4214/2_Didier_Daeninckx_Le_Reflet.html
Cornélien...
Le réseau Corneille... C'est un livre qui fait penser à celui que j'ai lu l'an dernier, de Larry Collins (voir ici).
L'histoire est très simple : le Débarquement est imminent. Les Allemands disposent, à proximité de Reims, d'un centre de communications qu'il serait judicieux de paralyser avant le jour J. C'est Betty, agent SOE (en Angleterre), qui doit s'en charger. Première tentative manquée avec l'appui de la Résistance. Il faut récidiver en mettant sur pied, en très peu de temps, une opération qui ne fera intervenir que des femmes qui doivent se faire passer pour du personnel d'entretien afin de pénétrer le centre téléphonique. Voilà, en gros. Petit souci : le major allemand Dicter a infiltré le réseau... Mais les Anglais et les Français l'ignorent...
Pour le reste, c'est du Ken Follett : bien documenté, bien écrit, maîtrise imparable du suspense. Double intrigue par entrelacement qui fusion ensuite en une seule trame narrative. Des bons, des méchants, ce n'est pas si simple que ça : les états d'âme de Betty qui met des vies en jeu, ceux de Dicter le tortionnaire...
Livre intéressant pour lequel j'ai délaissé la relecture du Voyage de Céline. J'ai passé les vacances dans la région de Cherbourg. Cette région se prêtait naturellement à cette lecture...
L'histoire est très simple : le Débarquement est imminent. Les Allemands disposent, à proximité de Reims, d'un centre de communications qu'il serait judicieux de paralyser avant le jour J. C'est Betty, agent SOE (en Angleterre), qui doit s'en charger. Première tentative manquée avec l'appui de la Résistance. Il faut récidiver en mettant sur pied, en très peu de temps, une opération qui ne fera intervenir que des femmes qui doivent se faire passer pour du personnel d'entretien afin de pénétrer le centre téléphonique. Voilà, en gros. Petit souci : le major allemand Dicter a infiltré le réseau... Mais les Anglais et les Français l'ignorent...
Pour le reste, c'est du Ken Follett : bien documenté, bien écrit, maîtrise imparable du suspense. Double intrigue par entrelacement qui fusion ensuite en une seule trame narrative. Des bons, des méchants, ce n'est pas si simple que ça : les états d'âme de Betty qui met des vies en jeu, ceux de Dicter le tortionnaire...
Livre intéressant pour lequel j'ai délaissé la relecture du Voyage de Céline. J'ai passé les vacances dans la région de Cherbourg. Cette région se prêtait naturellement à cette lecture...
Sainte-Mère-Eglise et une vue d'Utah Beach, la plage la plus occidentale du D-Day..
Si c'était à refaire, je lirais encore ce livre...
Bon, Marc Lévy, c'est Marc Lévy... Il ne fait pas l'unanimité, ne fera jamais l'unanimité, on l'a catalogué dans la littérature de gare, ce dont il est fier en mettant en avant que Simenon, aussi, était de la littérature de gare avant d'être publié dans la Pléiade. J'avais beaucoup beaucoup aimé Les Enfants de la liberté que je compte faire lire en troisième l'an prochain.
Là, je suis tombé sur l'auteur au JT de Delahousse il y a une quinzaine de jours. Je trouve ce type loin d'être con et maniant bien une certaine auto-dérision.
Donc, le bouquin, il flirte avec l'un des fantasmes humains : revenir en arrière pour changer le cours des événements. Du cuit et du re-cuit, vous me direz. L'approche est ici originale : le personnage principal, Andrew, journaliste à NY, renommé, sur le point de publier un article très dérangeant sur la dictature en Argentine, est assassiné en faisant son footing. Il se croit mort mais il ne l'est pas... Il a deux mois pour déjouer une mort inéluctable et essayer de faire comprendre à ses proches la situation dans laquelle il se trouve...
Le livre alterne les tons et c'est plutôt bien vu. La présence de Simon, le meilleur ami de héros, crée de nombreux décalages comiques. Par ailleurs, le ton sait être plus grave lorsqu'on lit l'article sur lequel Andrew travaille... C'est même bien ficelé, bien poignant... Cela tranche avec un style parfois un peu simpliste, c'est dommage.
Le dénouement est intéressant sur le coup... Il n'y a pas qu'Andrew qui se fait bien avoir. Le lecteur aussi ;-)
Seul dans l'appartement, envisageant l'impensable, Andrew comprit qu'il avait soixante-deux jours devant lui pour découvrir qui l'avait assassiné, et pour quels motifs.
Et ce, avant que son meurtrier n'arrive à ses fins...
L'idée de défier l'ordre des choses n'était pas pour lui déplaire. Il n'avait pas encore demandé sa main à Valérie – il ne le ferait que dans trois jours après qu'elle lui aurait reparlé de son voyage à Buenos Aires –, il ne lui avait pas encore brisé le cœur, et n'avait donc plus rien à se faire pardonner. S'il n'y avait cette probabilité qu'il finisse baignant dans son sang, dans une soixantaine de jours, ce retour en arrière n'avait finalement que du bon.
Cette question plongea Andrew dans une profonde réflexion.
Il était mort en faisant son footing matinal, s'était réveillé peu de temps après à environ un mile du lieu où on l'avait assassiné et, plus surprenant encore, deux mois avant l'agression. Depuis, il revivait une journée, presque identique à celle qu'il avait connue par le passé.
– Longue, répondit-il laconiquement, ma journée fut très longue, j'ai pour ainsi dire l'impression de l'avoir vécue deux fois !
– Je vous en parlerai une autre fois. Bon, résumons, vous prétendez que vous avez été assassiné et que, aussitôt mort, vous auriez fait un saut de deux mois dans le passé. Vous avez fait un scanner pour vérifier que tout fonctionnait bien sous vos méninges ? demanda l'inspecteur sur un ton goguenard.
Si c'était à refaire ? griffonna Andrew sur la page de garde de son carnet... Qui n'a jamais rêvé à cette éventualité ? Corriger ses erreurs, réussir là où on avait échoué. La vie était en train de lui offrir une seconde chance...
– Tu me demandes de croire que l'on va t'assassiner dans quelques semaines, et que tu en as la certitude parce que tu es déjà mort... à part ça, non, tu ne me demandes pas grand-chose. Bon, on va les faire ces examens, parce que, à vous écouter, je suspecte une urgence.
En arrivant au journal, Andrew s'installa devant son ordinateur. Une diode rouge sur son poste de téléphone indiquait la présence d'un message dans sa boîte vocale. Marisa, la barmaid du bar de son hôtel à Buenos Aires avait des informations à lui communiquer et demandait à ce qu'il la rappelle dans les meilleurs délais. Andrew crut se souvenir de cette conversation, dates et événements commençaient à se confondre. Pas facile d'avoir l'esprit aux faits du jour lorsqu'on revit les mêmes choses deux fois.
– Tu me demandes de croire que l'on va t'assassiner dans quelques semaines, et que tu en as la certitude parce que tu es déjà mort... à part ça, non, tu ne me demandes pas grand-chose. Bon, on va les faire ces examens, parce que, à vous écouter, je suspecte une urgence.
En arrivant au journal, Andrew s'installa devant son ordinateur. Une diode rouge sur son poste de téléphone indiquait la présence d'un message dans sa boîte vocale. Marisa, la barmaid du bar de son hôtel à Buenos Aires avait des informations à lui communiquer et demandait à ce qu'il la rappelle dans les meilleurs délais. Andrew crut se souvenir de cette conversation, dates et événements commençaient à se confondre. Pas facile d'avoir l'esprit aux faits du jour lorsqu'on revit les mêmes choses deux fois.
On va tous y passer, la vie est une maladie mortelle dans cent pour cent des cas.
Là, je suis tombé sur l'auteur au JT de Delahousse il y a une quinzaine de jours. Je trouve ce type loin d'être con et maniant bien une certaine auto-dérision.
Donc, le bouquin, il flirte avec l'un des fantasmes humains : revenir en arrière pour changer le cours des événements. Du cuit et du re-cuit, vous me direz. L'approche est ici originale : le personnage principal, Andrew, journaliste à NY, renommé, sur le point de publier un article très dérangeant sur la dictature en Argentine, est assassiné en faisant son footing. Il se croit mort mais il ne l'est pas... Il a deux mois pour déjouer une mort inéluctable et essayer de faire comprendre à ses proches la situation dans laquelle il se trouve...
Le livre alterne les tons et c'est plutôt bien vu. La présence de Simon, le meilleur ami de héros, crée de nombreux décalages comiques. Par ailleurs, le ton sait être plus grave lorsqu'on lit l'article sur lequel Andrew travaille... C'est même bien ficelé, bien poignant... Cela tranche avec un style parfois un peu simpliste, c'est dommage.
Le dénouement est intéressant sur le coup... Il n'y a pas qu'Andrew qui se fait bien avoir. Le lecteur aussi ;-)
Seul dans l'appartement, envisageant l'impensable, Andrew comprit qu'il avait soixante-deux jours devant lui pour découvrir qui l'avait assassiné, et pour quels motifs.
Et ce, avant que son meurtrier n'arrive à ses fins...
L'idée de défier l'ordre des choses n'était pas pour lui déplaire. Il n'avait pas encore demandé sa main à Valérie – il ne le ferait que dans trois jours après qu'elle lui aurait reparlé de son voyage à Buenos Aires –, il ne lui avait pas encore brisé le cœur, et n'avait donc plus rien à se faire pardonner. S'il n'y avait cette probabilité qu'il finisse baignant dans son sang, dans une soixantaine de jours, ce retour en arrière n'avait finalement que du bon.
Cette question plongea Andrew dans une profonde réflexion.
Il était mort en faisant son footing matinal, s'était réveillé peu de temps après à environ un mile du lieu où on l'avait assassiné et, plus surprenant encore, deux mois avant l'agression. Depuis, il revivait une journée, presque identique à celle qu'il avait connue par le passé.
– Longue, répondit-il laconiquement, ma journée fut très longue, j'ai pour ainsi dire l'impression de l'avoir vécue deux fois !
– Je vous en parlerai une autre fois. Bon, résumons, vous prétendez que vous avez été assassiné et que, aussitôt mort, vous auriez fait un saut de deux mois dans le passé. Vous avez fait un scanner pour vérifier que tout fonctionnait bien sous vos méninges ? demanda l'inspecteur sur un ton goguenard.
Si c'était à refaire ? griffonna Andrew sur la page de garde de son carnet... Qui n'a jamais rêvé à cette éventualité ? Corriger ses erreurs, réussir là où on avait échoué. La vie était en train de lui offrir une seconde chance...
On va tous y passer, la vie est une maladie mortelle dans cent pour cent des cas.
Si c'était à refaire ? griffonna Andrew sur la page de garde de son carnet... Qui n'a jamais rêvé à cette éventualité ? Corriger ses erreurs, réussir là où on avait échoué. La vie était en train de lui offrir une seconde chance...– Tu me demandes de croire que l'on va t'assassiner dans quelques semaines, et que tu en as la certitude parce que tu es déjà mort... à part ça, non, tu ne me demandes pas grand-chose. Bon, on va les faire ces examens, parce que, à vous écouter, je suspecte une urgence.
En arrivant au journal, Andrew s'installa devant son ordinateur. Une diode rouge sur son poste de téléphone indiquait la présence d'un message dans sa boîte vocale. Marisa, la barmaid du bar de son hôtel à Buenos Aires avait des informations à lui communiquer et demandait à ce qu'il la rappelle dans les meilleurs délais. Andrew crut se souvenir de cette conversation, dates et événements commençaient à se confondre. Pas facile d'avoir l'esprit aux faits du jour lorsqu'on revit les mêmes choses deux fois.
On va tous y passer, la vie est une maladie mortelle dans cent pour cent des cas.
(Soupir...)
Lolita, roman subversif s'il en est... Je l'avais lu sur papier, j'ai attaqué la version numérique... Quand on a franchi le premier tiers du livre, on se dit : "pfff, encore deux tiers"...
Voilà, c'est l'histoire de Humbert qui nourrit une passion folle pour les nymphettes et, spécialement, pour Lolita. Ce roman a fait scandale. Le nom du personnage et le titre du livre sont devenus un nom usuel pour qualifier certaines jeunes filles...
Rien de trépidant pour les sens... Pour le reste, c'est souvent très chiant. Le vocabulaire est archi élaboré, le traducteur s'est certainement bien amusé à trouver des mots que 0,00001% de la population française doit connaître.
Si on y réfléchit quelques instants : il se passe quoi, dans ce livre ? Humbert et sa dulcinée font la tournée des motels, se disputent, se réconcilient. Puis c'est la catastrophe, Lolita se taille... On vire alors au (méli-)mélo de Lolita...
"Les vingt-quatre années que j’avais vécues depuis se fondirent jusqu’à n’être plus qu’une flammèche imperceptible, qui palpita un instant et s’éteignit."
"Aujourd’hui, qui veut se faire assassin doit être homme de science."
Voilà, c'est l'histoire de Humbert qui nourrit une passion folle pour les nymphettes et, spécialement, pour Lolita. Ce roman a fait scandale. Le nom du personnage et le titre du livre sont devenus un nom usuel pour qualifier certaines jeunes filles...
Rien de trépidant pour les sens... Pour le reste, c'est souvent très chiant. Le vocabulaire est archi élaboré, le traducteur s'est certainement bien amusé à trouver des mots que 0,00001% de la population française doit connaître.
Si on y réfléchit quelques instants : il se passe quoi, dans ce livre ? Humbert et sa dulcinée font la tournée des motels, se disputent, se réconcilient. Puis c'est la catastrophe, Lolita se taille... On vire alors au (méli-)mélo de Lolita...
"Les vingt-quatre années que j’avais vécues depuis se fondirent jusqu’à n’être plus qu’une flammèche imperceptible, qui palpita un instant et s’éteignit."
Sedan
Bonne petite sortie à Sedan ce mardi, d'autant que nous sommes miraculeusement passés à travers les gouttes...
Si j'ai une cinquième l'an prochain, j'y retournerai avec pas mal d'infos à ajouter car je découvrais le site...
Si j'ai une cinquième l'an prochain, j'y retournerai avec pas mal d'infos à ajouter car je découvrais le site...
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