Bonjour à tous,
Comme promis, je vous mets sur cet article le programme des trois prochaines semaines. Cela inclut donc la semaine avant les vacances + la quinzaine de vacances, au cours de laquelle, en troisième et en quatrième, vous avez un livre à lire.
Pour Le Cid, tout est détaillé dans un autre article de mon blog : ici. Une série d'activités facultatives est proposée dans le PDF pour guider votre lecture de cette pièce de théâtre.
Pour La Ferme des animaux, tous les détails sont sur le PDF que vous allez télécharger.
Ne vous trompez pas de fichier !
Les quatrièmes, c'est ici.
Les troisièmes, c'est là.
Bon courage !
SR
Bienvenue !
"Les points sur les i", petit blog péda(nt)gogique lié à mon métier de prof de français. En 2021, j'attaque ma 22ème rentrée : la huitième dans la Manche, après neuf ans dans les Ardennes et plusieurs années en lycée et collège aux alentours de Dieppe. Cette interface est un lieu pour proposer des éléments (plus ou moins) en rapport avec les cours que j'inflige à mes élèves : cahiers de textes, documents complémentaires, billets d'humeur et partages de mes lectures personnelles... Bonne visite !
Continuité pédagogique 4 : Le Cid
Bonsoir,
Comme promis, dans la foulée de l'audio...
Idéalement, il faut vous procurer Le Cid. En français, la lecture du Cid sera votre seule activité des vacances. Prévoir une fin de lecture pour lundi 27 avril.
J'ai bien conscience que ce ne sera pas simple de vous le procurer parfois. Raison de plus pour tenter de le faire au plus vite.
Je n'ai aucune action chez Amazon ou à la Fnac, prenez n'importe quelle édition, la moins chère. Par exemple ici.
Le Cid est un texte libre de droits, vous pouvez donc le télécharger en toute légalité gratuitement (ça serait même stupide de le télécharger en payant puisqu'il est libre de droits)
Vous pouvez le trouver ici en format pdf (pour PC ou tablette) ou là en format epub (format le mieux reconnu pour liseuse) Sur ce dernier lien, il y a aussi une version PDF mais elle ne propose pas de notes explicatives alors que mon premier lien en PDF propose quelques explications.
C'est une pièce qui est un peu compliquée mais, justement, les audio vous permettront de poser des questions. Je n'ai pas l'habitude de maintenir des oeuvres plus de deux ans de suite dans mes programmes mais, celle-là, je la maintiens car elle interpelle souvent les élèves : Chimène et Rodrigue ont quasiment votre âge et vous verrez que leur vie est loin d'être simple. Corneille est aussi un auteur que j'aime beaucoup, né dans la ville de tous les génies : Rouen.
Sébastien RIO
Comme promis, dans la foulée de l'audio...
Idéalement, il faut vous procurer Le Cid. En français, la lecture du Cid sera votre seule activité des vacances. Prévoir une fin de lecture pour lundi 27 avril.
J'ai bien conscience que ce ne sera pas simple de vous le procurer parfois. Raison de plus pour tenter de le faire au plus vite.
Je n'ai aucune action chez Amazon ou à la Fnac, prenez n'importe quelle édition, la moins chère. Par exemple ici.
Le Cid est un texte libre de droits, vous pouvez donc le télécharger en toute légalité gratuitement (ça serait même stupide de le télécharger en payant puisqu'il est libre de droits)
Vous pouvez le trouver ici en format pdf (pour PC ou tablette) ou là en format epub (format le mieux reconnu pour liseuse) Sur ce dernier lien, il y a aussi une version PDF mais elle ne propose pas de notes explicatives alors que mon premier lien en PDF propose quelques explications.
C'est une pièce qui est un peu compliquée mais, justement, les audio vous permettront de poser des questions. Je n'ai pas l'habitude de maintenir des oeuvres plus de deux ans de suite dans mes programmes mais, celle-là, je la maintiens car elle interpelle souvent les élèves : Chimène et Rodrigue ont quasiment votre âge et vous verrez que leur vie est loin d'être simple. Corneille est aussi un auteur que j'aime beaucoup, né dans la ville de tous les génies : Rouen.
Sébastien RIO
Continuité pédagogique 3
Bonsoir,
Comme convenu lors de l'audio qui vient de se terminer, je vous invite à tenter de vous procurer (selon les aléas de la livraison) La Ferme des Animaux, de George Orwell.
N'importe quelle édition, il y en a peut-être d'anciennes dans certaines familles...
Voici un lien vers la Fnac mais je n'ai aucune action chez eux...
Prenez soin de vous,
Sébastien Rio
Comme convenu lors de l'audio qui vient de se terminer, je vous invite à tenter de vous procurer (selon les aléas de la livraison) La Ferme des Animaux, de George Orwell.
N'importe quelle édition, il y en a peut-être d'anciennes dans certaines familles...
Voici un lien vers la Fnac mais je n'ai aucune action chez eux...
Prenez soin de vous,
Sébastien Rio
Continuité pédagogique 2
Bonjour à tous,
Vous avez l'air de prendre le rythme !
Je glisse trois fichiers ici.
1. Pour les troisièmes, la séance prévue mercredi 25 sur mon PDF d'origine n'est plus valable car le Robert a eu la bonne idée de retirer de son site le livre sur lequel vous deviez travailler en ligne. Le fichier que vous pouvez télécharger est la séance définitive du mercredi 25.
2. Corrigé de l'évaluation de quatrième que vous avez rendue la semaine dernière.
3. Corrigé de l'évaluation de troisième que vous avez rendue la semaine dernière.
Sébastien RIO
Vous avez l'air de prendre le rythme !
Je glisse trois fichiers ici.
1. Pour les troisièmes, la séance prévue mercredi 25 sur mon PDF d'origine n'est plus valable car le Robert a eu la bonne idée de retirer de son site le livre sur lequel vous deviez travailler en ligne. Le fichier que vous pouvez télécharger est la séance définitive du mercredi 25.
2. Corrigé de l'évaluation de quatrième que vous avez rendue la semaine dernière.
3. Corrigé de l'évaluation de troisième que vous avez rendue la semaine dernière.
Sébastien RIO
CONTINUITE PEDAGOGIQUE
Bonjour à tous,
EDIT. Comme les serveurs ENT / Pronote semblent engorgés, si vous avez besoin de m'écrire, utilisez vraiment prioritairement mon mail hotmail. Je m'efforce d'être le plus réactif possible. Attention, pour les élèves, ne mettez pas votre message dans le titre du mail mais dans le corps du mail.
En quatrième comme en troisième, j'ai préparé un fichier PDF dont le contenu devrait vous permettre de "tenir" jusqu'aux vacances ou presque. J'ai estimé au 3 avril mais cela va probablement "déborder" : il va de soi que je serai tolérant, notamment sur les dates de réception de vos devoirs. J'ai mentionné des dates mais je ne suis pas à deux ou trois jours près. Malgré tout, dans la mesure du possible, chacun doit se conformer à cette continuité pédagogique et il revient aux familles d'en surveiller l'application, avec bienveillance. En conséquence, les devoirs que je demande doivent m'être envoyés.
Etant moi-même parent, je comprends tout à fait les contraintes que cela suppose, rassurez-vous.
Mon adresse mail vous est ouverte, élèves comme parents, peut-être plus facilement que sur Pronote car le serveur académique est un peu trop sollicité : riosebprof@hotmail.com. Si besoin, je verrai l'opportunité d'ouvrir une session Hangouts.
Parcourez attentivement le PDF, montrez-le à votre famille. Vérifiez bien que vous avez téléchargé le fichier correspondant à votre classe (clic droit sur le lien pour télécharger)
Je rappelle aux troisièmes qu'ils doivent renseigner le sujet d'oral choisi sur Pronote avant le 30 mars.
Pensez à respecter les consignes données en matière d'hygiène basique, pensez à votre entourage plus fragile. Prenez tout simplement soin de vous.
Sébastien RIO
EDIT. Comme les serveurs ENT / Pronote semblent engorgés, si vous avez besoin de m'écrire, utilisez vraiment prioritairement mon mail hotmail. Je m'efforce d'être le plus réactif possible. Attention, pour les élèves, ne mettez pas votre message dans le titre du mail mais dans le corps du mail.
En quatrième comme en troisième, j'ai préparé un fichier PDF dont le contenu devrait vous permettre de "tenir" jusqu'aux vacances ou presque. J'ai estimé au 3 avril mais cela va probablement "déborder" : il va de soi que je serai tolérant, notamment sur les dates de réception de vos devoirs. J'ai mentionné des dates mais je ne suis pas à deux ou trois jours près. Malgré tout, dans la mesure du possible, chacun doit se conformer à cette continuité pédagogique et il revient aux familles d'en surveiller l'application, avec bienveillance. En conséquence, les devoirs que je demande doivent m'être envoyés.
Etant moi-même parent, je comprends tout à fait les contraintes que cela suppose, rassurez-vous.
Mon adresse mail vous est ouverte, élèves comme parents, peut-être plus facilement que sur Pronote car le serveur académique est un peu trop sollicité : riosebprof@hotmail.com. Si besoin, je verrai l'opportunité d'ouvrir une session Hangouts.
Parcourez attentivement le PDF, montrez-le à votre famille. Vérifiez bien que vous avez téléchargé le fichier correspondant à votre classe (clic droit sur le lien pour télécharger)
Je rappelle aux troisièmes qu'ils doivent renseigner le sujet d'oral choisi sur Pronote avant le 30 mars.
Pensez à respecter les consignes données en matière d'hygiène basique, pensez à votre entourage plus fragile. Prenez tout simplement soin de vous.
Projet migrants 4A & 4B
Bonsoir,
Dans le cadre d’un projet pluridisciplinaire intitulé “L’Ailleurs, lieu de tous les possibles”, les élèves de quatrième du collège ont visité la Cité de la Mer de Cherbourg. Ils ont planché sur la problématique des migrants, pas seulement ceux qui ont embarqué sur les transatlantiques, en anglais, en histoire et en français.
En français, ils ont étudié des textes de Steinbeck ou de Céline. Ils ont été invités à écrire la suite d’un texte de Laurent Gaudé en plusieurs temps : d’abord la suite, puis en ajoutant des expansions du nom, enfin en insérant un dialogue.
Ce document est le fruit de tous les textes qu’ils ont écrits durant cette séquence.
>> A lire ici <<
Basite
Hier, j'étais au centre culturel des Pieux pour assister à la représentation de "L'homme aux bras de mer". Un spectacle bien enlevé, avec quatre très bons acteurs, qui s'attaquent à un sujet inspiré d'un fait divers authentique : une attaque de pirates somaliens qui tourne mal à bord d'un voilier français. L'un des pirates se retrouve en prison en Bretagne et c'est là qu'il rencontre Maryvonne qui va lui enseigner le français. Au fil du spectacle, on découvre la vie de Mohamed, jeté par la pauvreté de son pays dans des parties de pêche effrénées puis poussé à la piraterie pour rembourser ses dettes (l'achat d'un bateau qui sera finalement détruit par un tsunami).
Sans mélo outrancier ni manichéisme mal placé, la pièce fait réfléchir. L'histoire a fait l'objet d'une BD que je n'ai pas lue car j'attendais le spectacle.
Mohamed, au début de la pièce, au début de cette relation touchante, faite de méfiance et de confiance avec Maryvonne m'a rappelé mon Mohamed à moi : BASITE.
Basite, c'était un jeune sans âge, a priori mineur, que j'ai rencontré et côtoyé pendant près d'un an dans la classe-relais du collège Le Corre d'Equeurdreville. Parti d'Afghanistan (je crois), sans famille chez nous, après un périple essentiellement pédestre et maritime, il avait échoué, là, à Equeurdreville. Paumé, sans repère bien évidemment, Eric, le patron de la classe-relais (un dispositif en principe dédié aux élèves en situation grave de décrochage scolaire, marqués par les aléas de la vie, parfois durs et violents), l'avait pris son sous aile. Il est resté un an avec nous et la fin fut un peu compliquée. Eric se démenait pour lui trouver du boulot car, lorsqu'il atteindrait ce que l'on pensait être sa majorité, Basite serait livré à lui-même.
Basite était donc là, parmi nous, Eric, Davy qui encadrait les élèves en permanence, et puis deux ou trois collègues qui étaient investis à tour de rôle dans ce dispositif. Moi, j'intervenais le jeudi matin.
Avec Basite, aucune révision. Il devait, pour travailler, apprendre le français. Je m'y suis donc collé, bien appuyé par Eric et, on a commencé par apprendre la météo, la nourriture, les humeurs. Je pense avec émotion à la joie de Basite lorsqu'il comprenait, lorsqu'il progressait, lorsque, triomphalement, il répétait qu'il allait manger du "baf" à la cantine - du boeuf. On rigolait bien, complices. Ce gamin, malgré les stigmates probablement inavouables de sa jeune vie, souriait et nous faisait sourire. Parfois, il nous parlait de son village, de sa mère, d'une école coranique dans laquelle on ne lui avait jamais appris le nom des prophètes.
Il avait les yeux pétillants, je ne sais pas ce qu'il est devenu, j'espère tout simplement qu'il va bien et que le bonheur qu'il avait d'évoquer la France n'a pas été déçu...
Sans mélo outrancier ni manichéisme mal placé, la pièce fait réfléchir. L'histoire a fait l'objet d'une BD que je n'ai pas lue car j'attendais le spectacle.
Mohamed, au début de la pièce, au début de cette relation touchante, faite de méfiance et de confiance avec Maryvonne m'a rappelé mon Mohamed à moi : BASITE.
Basite, c'était un jeune sans âge, a priori mineur, que j'ai rencontré et côtoyé pendant près d'un an dans la classe-relais du collège Le Corre d'Equeurdreville. Parti d'Afghanistan (je crois), sans famille chez nous, après un périple essentiellement pédestre et maritime, il avait échoué, là, à Equeurdreville. Paumé, sans repère bien évidemment, Eric, le patron de la classe-relais (un dispositif en principe dédié aux élèves en situation grave de décrochage scolaire, marqués par les aléas de la vie, parfois durs et violents), l'avait pris son sous aile. Il est resté un an avec nous et la fin fut un peu compliquée. Eric se démenait pour lui trouver du boulot car, lorsqu'il atteindrait ce que l'on pensait être sa majorité, Basite serait livré à lui-même.
Basite était donc là, parmi nous, Eric, Davy qui encadrait les élèves en permanence, et puis deux ou trois collègues qui étaient investis à tour de rôle dans ce dispositif. Moi, j'intervenais le jeudi matin.
Avec Basite, aucune révision. Il devait, pour travailler, apprendre le français. Je m'y suis donc collé, bien appuyé par Eric et, on a commencé par apprendre la météo, la nourriture, les humeurs. Je pense avec émotion à la joie de Basite lorsqu'il comprenait, lorsqu'il progressait, lorsque, triomphalement, il répétait qu'il allait manger du "baf" à la cantine - du boeuf. On rigolait bien, complices. Ce gamin, malgré les stigmates probablement inavouables de sa jeune vie, souriait et nous faisait sourire. Parfois, il nous parlait de son village, de sa mère, d'une école coranique dans laquelle on ne lui avait jamais appris le nom des prophètes.
Il avait les yeux pétillants, je ne sais pas ce qu'il est devenu, j'espère tout simplement qu'il va bien et que le bonheur qu'il avait d'évoquer la France n'a pas été déçu...
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